Les indignations face aux répressions des manifestations des 26, 27 et 28 juin 2025 par les Forces de l’ordre continuent. Les condamnations aussi. Le Mouvement « Bâtir le Togo » dirigé par Me Jean Yaovi DEGLI, dans un communiqué en date du dimanche 29 juin, a dénoncé la violence d’où qu’elle vienne et déploré le manque de retenue qui a caractérisé les trois de jours de manifestations. Tout en condamnant les exactions commises par les Forces de l’ordre et de sécurité, il a demandé « à ceux qui, sur les réseaux sociaux et la plupart du temps depuis l’étranger, appellent à des actes de violence de cesser ce genre d’appels ».
Après des enquêtes permettant de discerner le vrai du faux de ce qui s’était passé, il a dénoncé la violence d’où qu’elle vienne et déploré le manque de retenue qui a caractérisé les dernières manifestations. Au même moment, « Bâtir le Togo » a trouvé « inadmissible les exactions commises surtout par les Forces de l’ordre et de sécurité qui se sont illustrés par des actes inacceptables ».
A l’occasion, le Mouvement a rappelé que la « vengeance sur un cadavre n’est jamais un acte de bravoure » et que même en cas de guerre, lorsque l’ennemi est terrassé ou désarmé, on ne lui porte plus de coups ».
Aussi, a-t-il trouvé « extrêmement grave, que comme par le passé, des « miliciens » soient encore sortis gourdins, machettes et fusils à la main pour prétendument soutenir le régime et en découdre avec les manifestants ». Pour l’Avocat, cette pratique est « totalement contraire aux Lois de la République et « au plus jamais ça » prononcé solennellement par le Président de la République d’alors après les évènements dramatiques de 2005 ».
Me Jean Yaovi DEGLI, le plus jeune ministre dans l’histoire politique du Togo a exprimé son regret du fait que plus de 34 ans après les évènements tragiques de la Lagune de Bè (avril 1991), son pays se retrouve une fois encore en face des cadavres tirés des plans d’eau dont la même lagune suite à « la répression d’une manifestation et dont les faits démontrent clairement le processus qui a conduit à cette situation ».
« Ailleurs, l’Etat de droit appelle que ces exactions soient documentées et les auteurs punis. Héla, ce genre d’enquête n’a jamais abouti à un quelconque résultat et à des sanctions dans notre pays, ce qui restreint dangereusement l’impunité qui sert elle-même de carburant pour entretenir ces pratiques », a souligné le Défenseurs des Droits humains.
Par ailleurs, tout en appelant au sens de « l’humanisme, du respect de l’autre et de la retenue », le Mouvement « Bâtir le Togo » a rappelé aux Hommes en armes que le maintien de l’ordre répond « à des règles internationalement reconnues qui proscrivent l’usage d’armes létales et les exactions de tout genre ».
Par conséquent, il a invité les Forces de l’ordre et de sécurité à faire « preuve de professionnalisme dans leurs interventions ».
De même, Me DEGLI a demandé « à ceux qui, sur les réseaux sociaux et la plupart du temps depuis l’étranger, appellent à des actes de violence de cesser ce genre d’appels qui sont contreproductifs et ne font en rien avancer les légitimes revendications du peuple togolais ».
En outre, il a dénoncé « les propos haineux et tribaux qui nous rappellent s’il en est besoin que le vivre ensemble et la réconciliation nationale qui doivent conduire à la naissance d’une véritable Nation sur la Terre de nos Aïeux sont loin d’avoir droit de cité chez nous pour le moment ».
Face à cette situation inquiétante, le Mouvement « Bâtir le Togo » a exhorté le Président du Conseil et son futur gouvernement « à tout mettre en œuvre proscrire ces actes et comportements qui divisent les Togolais et à intégrer dans leur programme des actes et pratiques dans le cadre d’un processus clair qui doit mener notre pays à la création d’une Nation ».
Sur Atlantic infos – le 1er juillet 2025